Bâtiment tertiaire – Zone d’activités Pédebert à Soorts-Hossegor

Le bâtiment et ses aménagements offriront à de jeunes entreprises un hébergement sur mesure par rapport à leurs besoins en bureaux, ressources et espaces événementiels ponctuels. Signal dans la zone d’activités Pédebert fortement axée sur le monde de la glisse, il sera un outil modulable et extensible pour une communauté ancrée dans la vie locale. Espace de travail ou d’échange, ce lieu de vie commune portera des valeurs d’innovation et d’écoresponsabilité.

Le projet mêle intimement architecture et paysage, ce dernier participant à la constitution des bâtiments et menant à des enchainements fluides et des contrastes heureux. Le bâtiment, compact, rassemble les espaces de travail sur des plateaux aux trames régulières aux deux étages, le RdC accueillant des espaces communs intérieurs qui s’étendent vers l’extérieur (parvis et esplanade événementielle appelée le Groundfloor). Une structure maçonnée (noyau central, dalles du RdC et R+1) stabilise un complexe en bois (structure et enveloppe), dont la trame file en extérieur pour former une treille support de végétaux qui protège les bureaux. Les extensions sont prévues sur la terrasse du R+2 et au Nord du bâtiment. L’ensemble fait appel à des ressources et des savoir-faire locaux.
Les aménagements extérieurs intègrent l’ensemble dans la forêt de pins qui caractérise le paysage environnant.

Musée CIAP – Saint-Emilion

Le projet consiste à installer le CIAP (Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine) de Saint-Emilion dans le Logis de Malet, un bâtiment patrimonial existant à flanc de remparts en partie haute de la cité médiévale. Le programme est complété par un espace événementiel qui prend place sur la parcelle attenante, autrefois occupée par la tonnellerie Demptos. Le Logis de Malet est un contenant idéal pour un CIAP, auquel il apporte des contenus intrinsèques de plusieurs périodes historiques différentes (remparts et chemins de ronde médiévaux, murs et charpente 16ème, escalier de pierre 17ème, etc.). Le parcours muséographique y prend place de manière fluide, la galerie voûtée étant intégrée aux espaces intérieurs du CIAP.
L’intervention contemporaine se veut humble et respectueuse de l’ensemble existant, exploitant au maximum les richesses du site, et notamment les points de vue exceptionnels qui peuvent y être créés : l’espace événementiel prend place sous une terrasse panoramique qui constitue sa toiture, offrant aux visiteurs une large vue sur le paysage environnant, que le CIAP souhaite mettre en valeur autant que le patrimoine architectural. Ce belvédère est connecté au parvis d’entrée par un large escalier à la montée douce et progressive, et au chemin de ronde existant côté remparts.

Groupe scolaire Maurice Genevoix – Bénesse-Maremne

Le groupe scolaire existant, disséminé, ne présentait pas de cohérence urbaine et sa capacité était devenue insuffisante. Le projet le remplace par un ensemble architectural et paysager qui répond à l’enjeu du site : créer une articulation urbaine entre le centre-bourg limitrophe et les opérations de logements en construction de l’autre côté de la parcelle.
Les bâtiments, disposés selon des orientations favorables, délimitent des espaces extérieurs dans une logique de lecture clairement identifiable. La majeure partie des 14 classes sont disposées dans des volumes de plain-pied (école maternelle) ou en R+1 (école élémentaire) sous des toitures à deux pentes avec combles techniques. Ces deux barrettes sont enclavées dans des corps bâtis abritant principalement les circulations et les locaux annexes, qui forment les équerres délimitant les cours, sous une toiture plane à pente douce support de végétation. Les préaux créent la continuité de ces structures, dématérialisant leurs extrémités.
Les poteaux de bois soutenant la charpente et la toiture en façade se prolongent sous forme de claustras filants. Ces filtres rythment les vues et se connectent au bâti pour relier les éléments intérieurs et extérieurs dans un ensemble cohérent. Les aménagements paysagers complètent ce dispositif en structurant les abords dans une double logique de transition : insertion du projet dans son environnement et connexion entre bâtiments existants (réhabilités et étendus) et nouvelles constructions.

L’opération a fait l’objet d’un phasage en site occupé en plusieurs tranches, sans interruption de fonctionnement et sans locaux provisoires de transition.

Groupe Scolaire – Pisany

Groupe scolaire de Saint-Laurent sur Manoire

Le site de l’opération est inscrit dans un environnement déjà fortement composé et caractérisé, autour d’éléments patrimoniaux à l’architecture remarquable, dans un écrin paysager de grande qualité. Le groupe scolaire s’y insère en instaurant un dialogue respectueux des lieux, pour une coexistence sereine et équilibrée.

Le parvis, sous les grands arbres existants, est un lien connectant l’école aux circuits du bourg. Les volumes principaux du groupe scolaire correspondent aux ensembles programmatiques. Ils sont distribués par un système très simple : un hall, une galerie au rez-de-chaussée le long de sa façade Nord, et une galerie à l’unique étage, le long de sa façade Sud.

Le bâtiment ainsi articulé forme un U autour des cours qui sont bordées par ces volumes. Cela crée une protection réciproque entre les cours et l’extérieur. Le seul contact avec l’existant est situé entre le Périscolaire et l’aile Ouest, là où l’ancienne école se raccrochait. Les masses bâties sont équilibrées, le château et ses ailes restant l’élément prédominant du bourg.

Le projet reprend les matériaux existants sur site, dans un ordonnancement inversé : l’ardoise, en bas, habille le volume du périscolaire, et la pierre, en haut, celui de l’étage des élémentaires. Le restaurant est un simple volume blanc. Une série de poteaux en bastaings de bois crée les liaisons et articule les corps bâtis : support des façades vitrées, enclos du patio planté d’un arbre à l’angle Nord-Ouest, limite entre jardin et parvis, clôture plantée des zones techniques…

Le plan en forme de U tourné vers le Sud génère compacité et orientations favorables, de bonnes bases pour un bâtiment durable. Le projet est construit avec un mix de maçonnerie et de bois, et des isolants biosourcés, conférant au bâtiment une enveloppe thermique renforcée très efficace, et une bonne inertie intérieure. Pour un meilleur confort d’été, la ventilation naturelle, notamment nocturne, est facilitée.

L’architecture utilise un vocabulaire et des formes simples, sans gestuelle grandiloquente, en recherchant l’élégance du patrimoine local. Elle se veut généreuse en espaces bien éclairés, faciles à utiliser et toujours à l’échelle pour les acteurs essentiels de l’équipement : les enfants.

MDSI – Ambarès-et-Lagrave

La Maison Départementale de la Solidarité et de l’Insertion propose au public des services de proximité liés à l’action sociale du Conseil Général, qui avait ici un objectif environnemental ambitieux : créer un Bâtiment à Energie Zéro, qui génère autant d’énergie qu’il en consomme. Voué à l’accueil de personnes en situation personnelle fragile, le bâtiment se devait d’être rassurant malgré son échelle. Son implantation au centre du terrain génère un grand parvis d’accueil avec parking public à l’avant, et l’accès du personnel et son parking à l’arrière.
Un travail de recherche de compacité et de réduction drastique du développé de façade a mené à une forme circulaire, le projet fonctionnant comme un bâtiment de bureaux lové autour d’un patio central. Une première couronne de locaux accessibles au public s’éclairée par le patio. Elle est entourée d’une deuxième couronne de locaux réservés aux services dédiés. L’étage partiel et une aile rapportée accueillent les bureaux des autres services.
Cette disposition permet une gradation de la séquence d’accueil des visiteurs. Rassurant, le parcours progresse de l’espace public vers l’accueil et le patio. Cet élément spatial central planté d’un grand arbre, point d’ancrage de toute la géométrie du projet, est ainsi au cœur d’un dispositif qui se réfère plus à un lieu domestique qu’à un établissement public institutionnel classique.
Le principe constructif mêle le bois (façades isolantes sans ponts thermiques) et le béton armé (qui confère une excellente inertie thermique au bâtiment). Implantés en périphérie devant les façades-manteaux en bois, des poteaux de bois portent les dalles de béton, et deviennent le support de multiples composantes du projet : avant-toits, panneaux solaires, abris-vélos, claustra urbain, clôtures, mobilier extérieur, protections collectives en toiture…
La gradation progressive de leur hauteur crée un mouvement qui englobe tous les volumes du projet en un seul, et souligne la dynamique des courbes et des tangentes. Ce principe permet aussi de brouiller l’échelle de l’ensemble, implanté entre une maison de retraite et un quartier pavillonnaire.

Groupe scolaire Ronsard – Chaniers

Le programme consiste à restructurer le groupe scolaire existant situé en plein centre-bourg de Chaniers participant ainsi à la redynamisation urbaine de la ville.

Le terrain d’assiette à forte déclivité, doit accueillir les différentes entités du programme scolaire et permettre une parfaite accessibilité sans interrompre le fonctionnement de l’équipement public ; imposant ainsi une lourde réflexion sur le phasage et l’implantation des différentes entités programmatiques et les circulations qui les lient.

Le projet propose un grand parvis, signal urbain, lieu d’échange et de rencontres qui permet la distribution des flux vers les différentes parties du groupe scolaire au travers d’une grande galerie de circulation couverte par une toiture végétalisée, intégrant tous les systèmes nécessaires pour absorber les dénivelés de l’opération et garantir l’accessibilité pour tous. Elle accompagne les usagers vers les locaux communs : restauration, bibliothèque et bureaux ; ou vers les locaux scolaires, maternelle de plain-pied ou élémentaire dans un bâtiment à étage.

Les différents corps de bâtiment délimitent les nouvelles cours extérieures et la plaine de sports, lieux de plaisirs et d’apprentissage pour les enfants ; le projet paysager intègre subtilement les déclivités naturelles du terrain les transformant en aires de jeux ou en barrières naturelles pour délimiter les différents espaces extérieurs de l’équipement, en créant des larges zones végétalisées, arbustives ou arborées, pour créer des ilots de fraicheur et des oasis paysagés.

Pour cette opération nous avons souhaité mettre en œuvre des solutions constructives à très faible impact environnemental : utilisation de matériaux locaux et biosourcés comme la pierre massive de Saintonges, des murs manteaux en paille avec isolation végétale et enduit à la chaux ; mais aussi des systèmes techniques « low-tech » adaptés comme une ventilation naturelle avec tourelles d’échange thermique et une chaufferie centrale à biomasse bois.

Le projet cherche à s’intégrer paisiblement dans le contexte urbain de Chaniers par sa morphologie architecturale traditionnelle mais aussi par le choix de matériaux locaux caractéristiques comme la pierre massive et les toitures pentées en tuiles de terre cuite, offrant à l’opération une homogénéité d’ensemble tout en douceur.

École maternelle Camille Maumey – Cenon

Le projet concerne la reconstruction de l’école maternelle du groupe scolaire (démolie suite à l’élargissement de la Ligne Grande Vitesse qui longe le site), ainsi que des locaux communs avec l’école élémentaire conservée (restaurant, bibliothèque, garderie, locaux pédagogiques…). Les enjeux devenaient alors globaux : insertion dans le site, refondation des systèmes de flux, implantation des accès et des pôles stratégiques, cohabitation des systèmes bâtis, etc.
La refonte de l’îlot et de ses abords part d’un choix qui n’était pas proposé dans le programme : créer un parvis à la place de la voie secondaire de mise à distance, qui devait longer la voie ferrée. Un espace délaissé est devenu un lieu dynamisant le quartier, une esplanade généreuse dédiée à l’école et à la vie locale.
Les nouveaux bâtiments proposent une architecture et un traitement différents, en cohérence avec l’hétérogénéité du quartier, et avec leur fonctionnement interne. Ils intègrent les locaux de l’école maternelle et les locaux communs, selon une disposition qui permet de créer une véritable entrée unique au groupe scolaire, et de gérer facilement un phasage complexe dû à des travaux en site occupé.

Pôle d’équipement du quartier Nansouty (Crèche Malbec) – Bordeaux

La mairie de Bordeaux souhaitait créer un pôle en deux parties sur ce site du quartier Nansouty : la crèche en façade, et la salle de quartier dans un vieil hangar à rénover en fond de parcelle. Le projet propose plutôt de rassembler les équipements côté rue, en un bâtiment unique et composite, à l’échelle du site et tourné vers l’espace public. L’ensemble, inscrit dans la ceinture bâtie de cet ilot typique d’un quartier d’échoppes, laisse place à un jardin généreux dans le fond de parcelle, libéré après démolition du hangar.

La crèche occupe tout le rez-de-chaussée, du jardin à la rue dont elle se protège derrière la bibliothèque en façade. Les autres équipements de quartier (salle polyvalente et mairie de quartier) sont situés à l’étage.

La géométrie de la façade côté place Nansouty permet une transition entre le tissu urbain plutôt bas de la rue Malbec bordée d’échoppes, et celui de la place, plus en hauteur. Son traitement conjugue la pierre en rez-de-chaussée et un système de double peau à l’étage, avec une maille métallique aux reflets blonds qui jouent avec ceux de la pierre bordelaise.

Forum des associations – Bruges

Le Forum des Associations regroupe les locaux de la Maison des Jeunes, de l’Entente Sportive de Bruges, et d’autres associations qui se partagent des locaux communs (grande salle multifonctions, salles de réunions, etc.). L’ensemble est organisé autour d’un hall traversant qui est connecté à la logique d’aménagement des espaces extérieurs, qui prévoit un parvis d’entrée le long de la voie principale, et un parking de l’autre côté du bâtiment. Le budget restreint imposant le recours à une optimisation des principes constructifs, le projet propose un simple bloc maçonné, dont une série d’éléments architecturaux vient rompre la sobriété  : blocs en saillie jouant avec la courbe de la voirie, brise-soleil en ganivelles provocant des jeux de lumière, ou variation des traitements de façade donnant un aspect plus sophistiqué à l’ensemble.